Beáta Kolbašovská – Révolution de 1907, Panteleimon

Lujza Magova – Smile

Les oeuvres d’art sont des objets sans valeur pratique immédiate. Leur propriété constitutionnelle commune est la capacité de refléter la « réalité ». L’art est une sorte de miroir qui reflète le monde qui nous entoure, et qui reflète la réalité que nous contenons.

Même si l’art reflète l’état actuel des choses, cette situation réfléchie n’a pas été construite par les habitants actuels du monde, il est le résultat d’un processus continu. Quoi de plus ? L’art est un miroir qui peut être transgressé, comme regarder le miroir d’Alice qui nous permet de voir les réalités non encore réalisées plutôt que celui que nous regardons chaque matin, (celui qui nous fait oublier nos rêves et voit la même réalité de tous les jours).

Maintenant que nous avons atteint un point où la non-viabilité du système que nous avons créé est bien présente et visible, l’art peut nous fournir un facteur sensible pour gérer cette situation et nous aider à réaliser que nous sommes l’un des éléments sur lesquels ce système s’élève et tombe.

Enfin, l’art peut nous apaiser et nous faire sentir mieux. Nos corps reçoivent les émotions que dégagent les personnes ou les images de personnes avec lesquels nous interagissons, . Les émotions les plus agréables se manifestent comme un sourire sur un visage. L’image d’un sourire représenté dans sa forme la plus simple et stylisé produit le bonheur.

Beáta Kolbašovská

Bucharest - Beáta Kolbašovská

Roman Dziadkiewicz – MUNUS

La performance initiale de Roman Dziadkiewicz : performance permanente / projet de recherche collaborative. Le terme « munus », qui vient du vieux latin, signifie : un service, une délégation, un emploi ; une charge, un devoir, une obligation, une faveur ; un spectacle, un évènement public et un cadeau, tout au même temps. Ce nœud de contenus est le noyaux de la famille de termes qui suivent : co-mmun-isme, communauté, communiquer, communication. Ces sont les champs sémantiques (avec des éléments communs ou divisés) que je voudrais traiter – par moi-même, avec mon corps, ma perception, mes outils de communication pauvres, basiques, en relation au groupe du workshop et aux autres. Cette proposition peut être prise comme un moteur expérimental pour des activités interpersonnelles. La recherche du point (noyau) de la disparition pour les relations interpersonnelles est un but performatif mythique du projet. Je commence avec rien, absolument rien, point « zéro », « 0 », un signe vide, potentialité pure, un signe d’interrogation et une invitation à la collaboration et/ou support… Alors (moi/nous) ferons les premiers pas, bougerons, développerons, échangerons, chercherons, lierons, donnerons et prendrons, prendrons et donnerons. Sans aucune attente… donc…“Take me to the station And put me on a train I’ve got no expectations To pass through here again” [M. Jagger / K. Richards]. Roman Dziadkiewicz explique sa performance au groupe et met toutes ses affaires dans une boite pour être envoyée à Cracovie.

“Take me to the station
And put me on a train
I’ve got no expectations
To pass through here again”
[M. Jagger / K. Richards]
Roman Dziadkiewicz is explaining his performance to the group, and pack a box with all his things to send to Krakow

Kubo Pisek and Beáta Kolbašovská – Barcode DJ’S

Documentation video réalisée Seydou Grépinet

Lujza Magová – Qu’est-ce que l’autorité

La forme de ce travail sera une performance : s’asseoir sur une minuscule chaise d’enfant à côté de monuments communistes représentatifs. L’intention est de mettre en place un individu en relation avec des structures monstrueuses ; la nausée évoquée par l’impossibilité d’une véritable convivialité créative en elles. Un arrangement qu’était censé être là pour les gens, mais qui se retourna contre eux, se redimensionnant jusqu’à des mesures inatteignables. L’autre objet concernant le corps humain naturel est la chaise d’enfant représentant la spontanéité supprimée. Selon Hannah Arendt, le but du totalitarisme est la domination totale, laquelle peut être accomplie par l’élimination de la spontanéité, et par conséquence, la destruction de l’homme en tant qu’agent moral et individu.

Photo du groupe sur les marches du palais Ceaușescu

With Beáta Kolbašovská, Edyta MĄSIOR, Jarosław Wójtowicz, Joanna Bednarczyk, Judit Kurtág, Kubo Pisek, László Milutinovits, Lujza Magova, Łukasz Jastrubczak, Mathieu Lericq, kolektyw PALCE LIZAĆ (Barbara Nawrocka), Roman Dziadkiewicz, Seydou Grépinet, Tomas Matauko, Nils Clouzeau, Vasi Hîrdo

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Performance Collective Spontannée

Se tenir les uns les autres dans le metro de Bucarest…
Photos J.Chovin)

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Mathieu Lericq – Kino Wagon #01

DEMAIN MATIN, JE TRAVERSERAIS LA FRONTIÈRE POUR TOI

Les séances de kino_wagon pendant le workshop ont commencé le 2 Juillet à l’Institut français de Bucarest avec la projection de « Morgen » (2010), un long-métrage réalisé par le réalisateur roumain Marian Crisan. Prenant place dans un petit village près de la frontière hongroise appelé Salonta, le film parle une amitié atypique entre Nelu, un villageois discret roumain, et Behru, un immigré turc qui tente illégalement de rejoindre sa famille en Allemagne. Le film commence par un trajet en moto de Nelu le matin , de l’endroit où il pêche à l’endroit où il travaille. Entre les deux, une frontière qui sépare la Roumanie et la Hongrie. La séquence se transforme rapidement en une métaphore: le poisson que Nelu porte dans son side-car ne peut pas traverser la frontière sans autorisation. Il doit donc jeter le poisson en Hongrie afin de rentrer en Roumanie. Le poisson, sans «identité» propre, va mourir ici, dans l’indifférence totale des autorités. Qu’est-ce que le spectateur ne sait pas encore, c’est qu’ un deuxième poisson, de forme humaine, va bientôt apparaître. Et, contrairement au premier, il poursuivra son voyage malgré une route très cahotique. Ce deuxième poisson vient de Turquie et veut aller en Allemagne. Nelu lui donne de la nourriture et le cache dans sa cave. Leur amitié se crée au-delà des langues, des conventions, des morales et des lois. Le film se concentre sur la confrontation entre un contexte spécifique et une relation inattendue. C’est probablement la raison pour laquelle le directeur préfère façonner son film comme un portrait fait par série de longs plans, au lieu d’un drame basé de l’efficacité narrative. Une des questions que le film soulève est: Qu’est-ce que signifie immigrer ? Le film ne donne pas la réponse, mais pose des grandes lignes: un désir de passage, une impossibilité de communiquer, la possibilité d’être privé des seules choses que vous possédez, un abandon sans identité, une solitude à long terme dans des espaces inconnus. Un netre duex sans fin. La deuxième question abordée dans le film est: Sur quoi se fonde l’amitié ? Une confiance au-delà des langues et des traditions, la possibilité de resentir à nouveau, de dépasser vos propres attentes et eclles des autres. Les différentes questions, abordées au cours du débat, seront probablement étendus à l’ensemble de l’atelier: Comment pouvons-nous définir le statut d’un immigrant? Sommes-nous, d’une certaine manière, des immigrants? Quelle sont les moyens de collaboration? Comment pouvons-nous trouver un équilibre entre la création d’un groupe et une approche profonde dans les territoires traversés? A la fin du « Morgen », Nelu prend Behru dans sa moto side-car et traverse les frontières. Cette fois, il n’utilise pas la route officielle. Ainsi, l’homme qui vivait à ses crochets aura la possibilité – la contingence, pas la chance – d’aller de l’ avant. Un hélicoptère vole dans le ciel, transformant la volonté humaine dans une quête dangereuse de la dignité.

KinoWagon_01

Exposition collective temporaire et spontanée

collective exhibition
Au Restaurant Trattoria-Roma, Bucarest
Avec la participation de Łukasz Jastrubczak, László Milutinovits, Joanna Bednarczyk, Guillaume du Boisbaudry, Julie Chovin, Roman Dziadkiewicz, Barbara Nawrocka

Łukasz Jastrubczak – Several motives on letter S

Roman Dziadkiewicz – Déssiner avec René

Roman Dziadkiewicz – Drawing with Rene

 

Quelques images de ce début, en vrac

Mecanismes / Les premiers jours du Workshop from PointBarre asso on Vimeo.

 

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