Gare // Dworzec
Krzysztof Kieslowski (PL) – 1980 – 12 min.
Documentaire
La vie quotidienne de la gare de Varsovie.

La gare de Gdańsk 
 // Dworzec Gdański
Maria Zmarz-Koczanowicz (PL) – 2007 – 55 min.
Documentaire
Témoignages de « citoyens polonais d’origine juive » poussés à quitter leur pays en 1968-1969 suite à la campagne antisémite du pouvoir communiste. Ils se retrouvent à l’occasion d’une rencontre en Israël. Ils se souviennent de la déchirure du départ et racontent leurs itinéraires. Amitiés, douleurs, nostalgies, colères.

Luxe // Luksus
Jarosław Sztandera (PL) – 2009 – 39 min.
Fiction
Réunis par le malheur, un adolescent et un enfant errent dans les rues de Varsovie. « Luksus » est une plongée en profondeur dans le monde de la pédophilie polonaise.
« Je ramène toujours là ou j’ai trouvé » : c’est ainsi que Luksus se retrouve abandonné à l’aéroport par son souteneur. Luksus a 17 ans, et sa « carrière » de prostitué est finie : il est devenu trop vieux pour la clientèle pédophile de son proxénète. À l’aéroport, il rencontre un enfant SDF, victime potentielle de son ancien souteneur.
Le film nous montre un anti-héros Luksus (signifiant la luxure en polonais) qui n’a plus de nom, et n’a jamais su comment gagner sa vie autrement qu’en vendant son corps. Objet de désir déchu, il garde jalousement des photos de voyage en Egypte, témoins de sa fortune passée. Luksus va être confronté à un dilemme. Doit-il se servir de l’enfant pour retrouver sa fortune passée ou bien lui faire échapper l’enfer de la pédophilie ?

Silences et cris // Csend és kiáltás
Mikloś Jancsó, (HU) – 1968 – 73 min.
Fiction
« Silence et cri » de Miklós Jancsó se déroule au cours de l’ère ère turbulente post- première Guerre mondiale où l’inquiétude , la peur , la persécution et la terreur imprègnent chaque coin de la société hongroise.
En 1919 , après quelques mois de régime communiste, la République hongroise est victime d’une contre- révolution nationaliste . L’amiral Horthy , chef du mouvement nationaliste d’extrême droite devient régent auto-proclamé de la Hongrie et prend le pouvoir en tant que chef d’État. Les soldats de l’Armée rouge sont maintenant poursuivis par une police secrète implacables et par les unités de patrouille de la gendarmerie royale nationaliste . Quand il sont pris , les soldats de l’ex – Armée rouge sont exécutés sans pitié. István Cserzi , un ancien soldat de l’Armée rouge a fui vers les Grandes Plaines Hongroises et s’est réfugié dans une ferme qui est dirigé par deux femmes. Grâce à la générosité de ces femmes, István est bien caché des yeux toujours indiscrets de la police secrète , qui erre sans relâche dans la campagne à la recherche de l’ex- armée Rouge et de leurs sympathisants .

Les musiciens du dimanche // Muzykanci
Kazimierz Karabasz (PL) – 1960 – 9 min.
Documentaire
Un film sur une seule répétition d’une fanfare amateur composé de conducteurs de tram de Varsovie. Prix: Leipzig IFDAF 1960 – Grand Prix, Syrenka Warszawska (sirène de Varsovie) 1960 – Prix du meilleur court métrage du Film Critics club de l’Association des journalistes polonais, Tours ISFF 1960 – Prix Spécial Venise IFSDF 1960 – St. Mark Gold Lion , Cracovie ISFF 1961 – Golden Dragon, Mexico ISFF 1961 – Prix Spécial, Oberhausen ISFF 1961 – grand Prix de San Francisco IFF 1961 – Golden Gate Award dans la catégorie du film documentaire.

Le jour du pain // хлебный день
Sergueï Dvortsevoy (RU) – 1998 – 54 min.
Fiction
Dans un village russe isolé, alors que tout est recouvert par la neige, un train s’arrête une fois par semaine pour livrer du pain aux habitants. Mais les traverses se sont usées et le train ne peut plus atteindre le village. Les habitants n’ont pas d’autre choix que de pousser eux-mêmes le wagon… « Alors qu’il n’y a que dix-sept plans dans Le Jour du pain, certains très longs, ce fut mon film le plus difficile à monter. C’était comme faire de la sculpture à partir de très grosses pierres, que l’on ne peut pas couper ou casser. Chaque pierre était très dense en énergie, très belle et devait rester entière. » Sergey Dvortsevoy par Cyril Neyrat, Rencontres du cinéma documentaire, septembre 2007

La presence // Jelenlét
Mikloś Jancsó (HU) – 1965 – 30 min.
Fiction

Journal à mes enfants // Napló gyermekeimnek
Márta Mészáros (HU) – 1984 – 102 min.
Fiction
1947. Une jeune Hongroise, Juli, orpheline (son père, communiste réfugié en Union Soviétique après l’écrasement de la république des Conseils en 1919, a été fusillé lors des purges staliniennes), rentre dans sa patrie en ruines. Elle est confiée à une tante, Magda, une résistante antifasciste, fermement acquise au nouveau régime…

La terre // Zem
Viktor Kubal (SK) – 1966 – 8 min.
Dessin animé
Un paysan cherche à cultiver son champ tranquillement, mais il est sans cesse importuné par un « homme-robot » qui rêve de progrès et d’urbanisme.

Les amour d’une blonde // Lásky jedné plavovlásky
Miloš Forman (CZ/SK) – 1965 – 80 min.
Fiction
Zruc, Tchécoslovaquie, années 1960 : l’un des responsables d’une gigantesque usine de fabrication de chaussures, dont le personnel est quasi-exclusivement féminin, convainc la hiérarchie militaire d’organiser des manœuvres dans les environs afin de pouvoir organiser des bals et que ses ouvrières rencontrent des hommes. Lors d’un bal, peu intéressée par les militaires présents, Andula fait la connaissance du pianiste de l’orchestre et en tombe amoureuse. Elle décide d’aller le retrouver à Prague.

Haut les mains ! // Ręce do góry !
Jerzy Skolimowski (PL) – 1967 – 76 min.
Fiction
Cinq jeunes gens se retrouvent dix ans après la fin de leurs études de médecine à bord d’un train de marchandises. Ils y évoquent leur passé commun du temps où le stalinisme implacable régentait la Pologne. Ils avaient été chargés d’accoler des panneaux de papier pour édifier un immense portrait du «père des peuples» pour le défilé annuel du 1er mai, et à la surprise générale, le despote avait été affublé de deux paires d’yeux… Ce n’est pas dans un train habituel où se déroule l’action du film. Au contraire, il s’agit d’un compartiment métaphorique, le lieu original d’un travail sur le passé, de retrouvailles d’anciens amis, mais aussi d’une réflexion autour de la liberté de chacun dans un contexte de répression.

California dreamin’ (Endless)
Cristian Nemescu (RO) – 2007 – 155 min.
Fiction
Roumanie, 1999. Pendant la guerre du Kosovo. Un train transportant des équipements militaires envoyés par l’OTAN a reçu l’accord verbal du gouvernement roumain pour traverser le pays en direction de la frontière avec la Serbie. Le convoi est placé sous la protection de soldats américains et de quelques soldats roumains. Mais lorsque ce petit monde arrive à Căpâlniţa, un village retiré de la Roumanie, voilà que le chef de gare, Doiaru, une sorte de mafioso local triste et désabusé, refuse de les laisser poursuivre leur route. Rails et guerres entretiennent une relation souvent néfastes, les premiers corroborant, les délires meurtriers de certains peuples contre d’autres. Dans un tel contexte, que signifie stopper un train? Est-ce un acte de malveillance ou bien un acte de résistance?

Piramidas
Ivan Ladislav Galeta (HU) – 1972 – 12 min.
Expérimental
Le mouvement du train est décomposé jusqu’à créer une forme pyramidale. Au sein de cette combinatoire expérimentale, les sens du spectateur sont mises à l’épreuve.

Le train noir / Fekete vonat
Pál Schiffer (HU) – 1970 – 38 min.
Documentaire
Ce documentaire dépeint les conditions de vie marginales, les problèmes de famille et les longs trajets des gens qui travaillent à Budapest et vivent à Szabolcs, une région située à une centaine de kilomètres de la capitale hongroise. Que signifie «aller au travail»? Quelles sont les valeurs de ce «déplacement»? À quoi correspond ce passage de la marge vers le centre?

Collision frontale // Zderzenie czołowe
Marcel Łoziński (PL) – 1975 – 11 min.
Documentaire
Un conducteur de locomotive proche de la retraite est choisi pour être donné en exemple à ses jeunes collègues et doit recevoir son cadeau de départ au cours d’une cérémonie. Toutefois les circonstances ne seront pas favorables: dans un état de fatigue extrême, il cause une catastrophe ferroviaire, et la cérémonie est annulée.

À 89 mm de l’Europe // 89 mm od Europy
Marcel Łoziński (PL) – 1993 – 12 min.
Documentaire
Brześć — une ville à la frontière entre la Pologne et l’ancienne Union soviétique. À cause d’une différence de 89 millimètres dans l’écartement des voies de chemin de fer de l’Union soviétique et du reste de l’Europe, les cheminots biélorusses doivent chaque jour adapter les wagons, pour que les trains internationaux puissent pénétrer dans le territoire de l’ancienne Union soviétique. Les passagers français, allemands, hollandais les observent à travers les vitres. Deux mondes distincts?

La forêt de Katyń // Las Katyński
Marcel Łoziński (PL) – 1990 – 53 min.
Documentaire
Au printemps de l’année 1940, le NKVD a fusillé quelque 15 000 officiers polonais. 4 500 d’entre eux reposent dans la forêt de Katyń. Le silence, la peur et le mensonge ont duré cinquante ans. Ce film n’est pas un film historique. Il se passe aujourd’hui, dans un train. On découvre les visages des gens concernés, on observe leurs réactions, on écoute leurs propos. Qui sont-ils? Les femmes et les enfants des victimes. Mais pas seulement…

Terminus Paradis
Lucian Pintilie (RO) – 1998 – 99 min.
Fiction
Roumanie, 1998. À la périphérie de Bucarest, Norica, jeune serveuse, et Mitou, éleveur de porcs, se rencontrent et se provoquent. Leur aventure pourrait vite prendre la consistance d’une relation maritale. Mais il existe deux ombres au tableau: Norica doit épouser son vieux patron, et Mitou doit partir deux ans à l’armée. Coups de poing et caresses composent le portrait de ce couple atypique mais aussi du contexte sociale et politique qui les enveloppe. Lucian Pinitile relie à l’univers ferroviaire deux de ses thèmes favoris: la destruction et la fuite. Loin de trajets paisibles dans une campagne verdoyante, les rails de banlieue sont ici le théâtre d’une cavale, celle d’un jeune homme prêt à tout perdre au nom de ses sentiments. Le train devient le signe d’une liberté illusoire, d’une échappée aux accents tragiques.

Trains étroitement surveillés / Ostře sledované vlaky
Jiří Menzel (CZ/SK) – 1966 – 93 min.
Fiction
Tchécoslovaquie, 1944. La guerre touche à sa fin. Le jeune Miloš Hrma est engagé comme stagiaire dans une petite gare de campagne. Là, il appréhende les relations professionnelles mais surtout découvre les expériences amoureuses.
Dans un contexte de guerre particulièrement tendu, le jeune homme doit “résoudre” son problème avec la virginité et en même temps témoigner des conflits entre les résistants et les forces nazies. Adapté du roman éponyme de Bohumil Hrabal, cette tragi-comédie transforme une gare rurale en laboratoire d’analyse des comportements humains, des désirs naissants et des combats pour l’indépendance du pays. Considéré comme l’un des chefs- d’œuvre de la nouvelle vague tchécoslovaque, le film obtint l’Oscar du Meilleur Film Étranger en 1966.

Morgen
Marian Crisan (RO) – 2011 – 100 min.
Drame
NELU , un homme dans la quarantaine , travaille comme agent de sécurité dans un supermarché de Salonta , une petite ville sur la frontière roumano- hongroise . C’est l’endroit où beaucoup de migrants sans papiers tentent , par tous les moyens possibles , de passer en Hongrie pour ensuite rejoindre l’Europe occidentale . Pour NELU , tous les les jours sont les même . Pêche à l’aube , puis travail, et enfin retours à la maison où il rejoint sa femme – FLORICA . Ils vivent seuls dans une ferme isolée dans les champs à l’extérieur de Salonta . Leur problème ces jours-ci est de réparer le vieux toit de la ferme . Un matin , NELU pêche quelque chose de différent de la rivière : un Turc qui essaie de traverser la frontière . Dans l’impossibilité de communiquer verbalement , les deux hommes vont en quelque sorte se comprendre mutuellement . NELU prend l’étranger à la ferme , lui donne des vêtements secs , de la nourriture et un abri . Il ne sait pas vraiment comment aider cet étranger . L’homme turc donne à NELU tout l’argent qu’il a sur lui, afin qu’il l’aide à traverser la frontière .