Plaveč – semaine #5 – L’endroit où nous sommes – Spiš et Šariš

Marche Plaveč – Muszyna

Arrival on Muszyna's cargo train station. "Show me the border" - Photo Seydou GrépinetArrivée à la gare de Muszyna. « Montre moi la frontière » geste, faisant référence au film « Morgen » du réalisateur Roumain Marian Crisan – Photo Seydou Grépinet Departure from  Plaveč's cargo trainstation. "Show me the border" - Photo Agata DutkowskaDépart de la gare de Plaveč. « Montre moi la frontière » : geste faisant réference au film « Morgen » du réalisateur Roumain Marian Crisan – Photo Agata Dutkowska

marche from PointBarre asso on Vimeo.


Photos prises par Julie Chovin

Les tracteurs familiaux en milieu urbain

Plaveč et Vislanka
Dans les villages de Plaveč et Vislanska, derrière les portails de jardin ou garés devant la porte de la maison, nous pouvons voir des tracteurs familiaux.
Ils prennent la place de la voiture dans le jardin.
Ces machines correspondent à une sorte d’agriculture familiale. À chaque maison son tracteur, cmme à chaque maison son morceau de terre.
Les tracteurs familiaux in Plaveč et Vislanka sont parfois assez vieux; mais parfaitement entretenus. On note le plaisir de réparer et la fierté de maintenir ces machines en bon état.
Ces véhicule sont d’une taille modérée.
Certain villageois, habillés en vêtement de ville, conduisent leur tracteurs à travers le village.

Guillaume de Boisbaudry


Photos prises par Guillaume du Boisbaudry

Mécanismes pour une Tente/ proposition de Marta Jonville


Avec Beáta Kolbašovská, Cristina David, Jakub Pišek, Linda Van Dalen, Lujza Magová, Małgorzata M. Dudek, Marta Jonville, Mathieu Lericq, Paul Maquaire, Valérie de Saint Do.
Conception par Marta Jonville
Musique jouée par Beáta Kolbašovská
Création de l’instrument de musique Jakub Pišek
Filmé par Tomas Matauko

Photos prises par Julie Chovin et Seydou Grépinet

Julie Chovin – Silence


« Silence »
Le visiteur de l’exposition aperçoit un ordinateur, mais l’image habituellement sur l’écran est légèrement en mouvement. Et soudainement, un personnage entre dans le cadre et perturbe l’image.
Cette vidéo montre un geste absurde, celui de s’immiscer dans un paysage ressemblant à l’image par défaut utilisé par le système d’exploitation Windows, et de crier «silence» dans le silence. L’action de perturber le silence, mais aussi le calme et l’artificialité de cette image plus que connue des écrans de PC mais que nous ne regardons finalement plus.

Direction/montage : Julie Chovin
Concept : Julie Chovin / Łukasz Jastrubczak
Camera/son : Judit Kurtág
Remerciements spéciaux à Barbara Nawrocka.

Randonnée Herbale

Alexis Emery-Dufoug, László Milutinovits, Seydou Grépinet
Royaume Libre sur la Frontière

Photo László Milutinovits Un de nos moments les plus mémorables reste surement notre excursion-performance vers un coin caché mais célèbre de Slovaquie et de Pologne. Oui. Je parle bien des deux pays, le Pic Rysy étant situé à la frontière exacte entre les deux. Autrefois nommé le «Tengerszem-csúcs», celui-ci se trouvait alors sur la frontière interne entre le Royaume de Hongrie et la province autrichienne de Galicie, au sein de la monarchie austro-hongroise. Selon la légende populaire, le camarade Lénine lui-même l’escalada. De nos jours, la frontière est simple à traverser, et la zone est appelée «le royaume libre de Rysy» (Slobodné kráľovstvo Rysy) par l’équipe du chalet voisin. Les randonneurs et alpinistes de Slovaquie, Hongrie, Pologne et Allemagne, ainsi que de partout en Europe et dans le monde viennent ici pour profiter des beautés de la nature.
Notre voyage fut symbolique, à de nombreux points de vue – nous avons commencé notre marche à Štrbské Pleso, la station de vacances bien connue, où, en 1930, les trois pays de la PetitezzEntente (Tchécoslovaquie, Roumanie et Yougoslavie) tinrent leur plus importante conférence. Notre voyage a connecté cet endroit avec la frontière. Une frontière. Un phénomène qui a été un enjeu-clé de notre projet depuis le tout départ et à travers le workshop d’été tout entier. Des limites, des frontières de pays du passé et actuels, séparant et connectant en même temps des cultures et des nations. Après la performance, nous pouvons dire que les frontières se trouvent dans nos esprits, mais que l’on peut aussi les prendre entre nos mains, et agir.
Enfin, mis à part les symboles, nous pouvons également admettre que regarder le lever de soleil au-dessus du paysage couvert de nuages du haut du Pic était un moment inoubliable pour nous. Ou devons-nous aussi penser au lever de soleil en tant que symbole ?
Alexis, László & Seydou
Photo László Milutinovits Photo László Milutinovits

Marche performance sur le pic du Risy – carte

Interview de LÁSZLÓ MILUTINOVITS à le frontière de la Slovaquie et le Pologne : the Rysy Peak

L’endroit où nous sommes – Spiš et Šariš par László Milutinovits

Même si je n’avais jamais été à Plaveč avant, la région autour m’a toujours attiré, partiellement dû à la beauté naturelle des Hautes Tatras, et partiellement dû à son héritage culturel. Avant je venais ici essentiellement pour grimper les montagnes proches de la ville de Poprad, ou bien pour faire des randonnées dans le Slovensky Raj. Toutefois, un été avant mon escapade habituelle, j’eu l’occasion de lire quelques écrits de Gyula Krúdy, un auteur hongrois du 19è-20è siècles, et je me rendis compte qu’il avait été élève près de Podolin, juste après Stará Ľubovňa. Il dépeint dans plusieurs de ses nouvelles l’atmosphère magique du 19è siècle de ce petit village typique à l’ombre des majestueuses montagnes. Ce fut la première fois que je décidai de passer quelques jours à découvrir les environs et apprendre de la région, au lieu de grimper les pics des Tatras. Les villages les plus importants des comtés de Spiš (Szepes) et de Šariš (Sáros), incluant la minuscule Podolin, mais aussi des municipalités importantes comme Levoča, Prešov, Bardejov ou Kežmarok ont été fondés par des colons Allemands-saxons, qui furent invités par les monarques hongrois après l’invasion Mongol
au 13è siècle. Étant donné que l’occupation Ottomane-turque des 15è-17è siècles n’atteignit pas cette partie du pays, l’architecture de ces villages aisés resta intouchée, du coup, certains d’entre eux sont aujourd’hui dans la liste de l’héritage mondial de l’UNESCO. Cette région se trouvait dans une intersection de routes commerciales
entre la Pologne et la Hongrie, et devint un riche centre de commerce. Les locaux exportaient du fer, du cuivre, des fourrures, du cuir, du maïs et, par exemple, le fameux vin Tokaji. En plus, les mines avoisinantes et autres ressources comme le bois (une extrêmement importante, presque unique source d’énergie avant l’ère du pétrole et du charbon) fournissaient des grandes opportunités à l’industrie. La population était assez mixte. Entre
autres, cohabitaient allemands, hongrois, slovaques et une significative
population juive.
Aujourd’hui, la région est aussi le foyer d’une nombreuse communauté rrom. Revenant à mon écrivain – plus tard il habita à Budapest et devint célèbre grâce à ses écrits sur le style de vie bohème dans la ville du début du 20è siècle. Étant donné que dans sa jeunesse il était fasciné par les histoires des contes arabes des « Mille et une nuits », il décida d’appeler son personnage le plus célèbre Sinbad, un aventureux don Juan dans un cadre contemporain. Le Sinbad de Krúdy a aussi inspiré le réalisateur Zoltán Huszárik et le cameraman Sándor Sára pour faire un film avec Zoltán Latinovits– l’une des plus connues et légendaires scènes dépeignant un diner riche aristocratique dans un restaurant à l’ancienne.